“Ces aménagements m’ont permis de garder une activité professionnelle malgré mes problèmes de santé...“

Françoise Pedracki, Gestionnaire Clientèle
publié le 03 septembre 2014
Engagée en faveur de l'emploi des personnes en situation de handicap, la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse met en place de nombreuses actions de maintien dans l’emploi à destination de ses collaborateurs. Françoise Pedracki, salariée au sein de l’agence de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône), a bénéficié d’un aménagement de son poste de travail et nous fait part de son témoignage. Interview.
 
Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
 
J’ai intégré la Caisse d’Epargne en 1988 en tant que guichetière, puis j’ai occupé différentes postes, tel que responsable d’agence et gestionnaire clientèle patrimoniale sur la ville d’Arles. Aujourd’hui, je travaille en tant que gestionnaire clientèle à Châteaurenard.
 
Vous avez bénéficié d’une action de maintien dans l’emploi, comment s'est-elle déclenchée ?
 
En 2009, j’ai été opérée d’une hernie discale, une opération qui s’est bien déroulée mais en 2011 mes douleurs sont revenues. J’ai eu une sciatique qui m’empêchait notamment de marcher correctement et je ne pouvais plus conduire.

Pouvez-vous nous décrire les différentes étapes ? Combien de temps dure le processus ?
 
Dès lors que mes soucis de santé ont commencé, j’ai été prise en charge par la médecine du travail. La première décision a été de réduire mes déplacements et de me rapprocher de mon domicile. À cette époque, la médecine du travail m’avait déjà proposé de faire les démarches pour être reconnu en tant que travailleur handicapé, mais j’avais refusé. Psychologiquement je n’étais pas prête, notamment vis-à-vis du regard des autres.
 
En 2011, j’ai finalement accepté et j’ai contacté de la MDPH de Marseille pour constituer mon dossier. Ensuite, grâce à la médecine du travail, je me suis rapprochée de la mission handicap de la Caisse d’Epargne pour parler de mes problèmes de santé et pour essayer de trouver une solution.
 
Quelques temps après la mission handicap a pris la décision d’aménager mon poste de travail et de l’adapter à mon handicap. De ce fait, un ergonome s’est déplacé pour s’informer sur ma situation, réaliser des photos et prendre les mesures de mon bureau, afin de remettre un rapport complet à la mission handicap. Il a fallu environ 2 à 3 mois pour mettre en place tous les aménagements.
 
De quel type d’aménagement bénéficiez-vous ?
 
Après une longue période d’absence en 2009, suite à mon opération, j’ai repris le travail en mi-temps thérapeutique. Aujourd’hui, je dispose d’un aménagement bureautique sur mesure, adapté à mon handicap. Il a été conçu un peu à l’image d’un bureau d’architecte, avec un grand bureau équipé d’un système électrique, qui me permet de régler la hauteur, et d’un bras articulé placé au niveau de l’écran. Désormais, je travaille la plupart du temps en position debout et je me sens plus à l’aise. 
 
Êtes-vous satisfaite ?
 
Oui, très satisfaite. Ces aménagements m’ont permis de garder une activité professionnelle malgré mes problèmes de santé, ce qui est primordial psychologiquement, lorsqu’on est en situation de handicap. Je parle également plus facilement de mon handicap, que ce soit auprès de mes collègues de travail ou vis-à-vis des clients, qui s’en rendent compte, notamment en voyant l’aménagement de mon bureau.
 
Quelles sont vos relations avec la mission handicap ? Avez-vous un suivi médical régulier ?
 
J’ai d’excellentes relations notamment avec Mme Brigitte Renaud, qui est la responsable. J’ai par exemple été convié à participer à une journée d’information et de sensibilisation au handicap, avec notamment le témoignage de salariés atteints de handicap moteur. Sinon, lorsque j’ai besoin d’une information ou si je rencontre des difficultés dans mon travail, je contacte directement la mission handicap. Concernant mon état de santé, je suis suivie régulièrement par le centre antidouleur de Nîmes. Au niveau de la Caisse d’Epargne, la médecine du travail intervient seulement en cas d’arrêt-maladie, or depuis l’aménagement de mon poste de travail, je peux de nouveau travailler normalement.   


Propos recueillis par Olivier Angelini